Bible Sacrée

La Prophétie des Deux Témoins : Signes et Puissance Divine

**La Prophétie des Deux Témoins**

Dans les jours qui précédèrent la fin des temps, alors que les cieux étaient lourds de signes et que les nations tremblaient sous le poids des jugements divins, une prophétie mystérieuse fut révélée à Jean, l’apôtre bien-aimé. Il se tenait sur l’île de Patmos, les yeux fixés sur les visions que le Seigneur lui accordait. Une voix puissante, semblable au rugissement d’un lion, lui ordonna de mesurer le temple de Dieu, l’autel et ceux qui y adoraient. Mais la cour extérieure du temple fut laissée de côté, car elle avait été donnée aux nations, et elles fouleraient aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois.

Alors, Jean vit deux témoins, envoyés par Dieu pour proclamer Sa parole avec autorité et puissance. Ces deux hommes étaient revêtus de sacs, symboles de leur humilité et de leur deuil pour les péchés du monde. Ils étaient comme des oliviers et des chandeliers, remplis de l’onction de l’Esprit Saint, et ils se tenaient devant le Seigneur de toute la terre. Leurs noms n’étaient pas révélés, mais leur mission était claire : ils devaient prophétiser pendant mille deux cent soixante jours, vêtus de sacs.

Ces deux témoins étaient dotés d’un pouvoir extraordinaire. S’ils étaient menacés, un feu sortait de leur bouche et consumait leurs ennemis. Ils avaient le pouvoir de fermer le ciel, afin qu’il ne pleuve point pendant les jours de leur prophétie. Ils pouvaient aussi changer les eaux en sang et frapper la terre de toutes sortes de fléaux, chaque fois qu’ils le voulaient. Leur présence était un rappel constant de la puissance et de la justice de Dieu.

Pendant leur ministère, les deux témoins parcoururent les rues de Jérusalem, proclamant la repentance et annonçant le jugement à venir. Leurs voix résonnaient comme des trompettes, traversant les murs des cœurs endurcis. Certains les écoutaient avec crainte et tremblement, reconnaissant la main de Dieu dans leurs paroles. Mais d’autres, aveuglés par leur rébellion, les méprisaient et cherchaient à les faire taire.

Les nations, sous l’influence de la bête qui monte de l’abîme, se rassemblèrent contre eux. Elles les haïssaient pour leurs paroles de vérité et pour les fléaux qu’ils infligeaient à la terre. Un jour, après avoir achevé leur témoignage, les deux témoins furent attaqués par la bête. Une grande bataille éclata dans les rues de Jérusalem. Les témoins luttèrent avec une force surhumaine, mais finalement, ils furent vaincus et tués. Leurs corps sans vie gisaient sur la place publique, exposés aux regards de tous.

Les habitants de la terre se réjouirent de leur mort. Ils échangèrent des cadeaux et célébrèrent comme lors d’une fête, car ces deux prophètes leur avaient causé beaucoup de tourments. Pendant trois jours et demi, leurs corps restèrent là, abandonnés, tandis que les gens du monde entier contemplaient cette scène avec un mélange de soulagement et de mépris.

Mais Dieu n’avait pas abandonné Ses serviteurs. Au bout de trois jours et demi, un souffle de vie vint du ciel et entra en eux. Ils se levèrent, debout sur leurs pieds, et une grande crainte s’empara de ceux qui les regardaient. Une voix forte retentit du ciel, disant : « Montez ici ! » Et ils montèrent au ciel dans une nuée, sous les yeux de leurs ennemis.

À ce moment-là, un grand tremblement de terre secoua la ville. Un dixième de Jérusalem s’effondra, et sept mille personnes périrent. Les survivants, saisis d’effroi, glorifièrent le Dieu du ciel, reconnaissant enfin Sa puissance et Sa souveraineté.

Ainsi s’accomplit la prophétie des deux témoins. Leur ministère fut un signe pour les nations, un rappel que Dieu est toujours aux commandes, même dans les temps les plus sombres. Leur mort et leur résurrection annonçaient la victoire ultime de Christ sur le mal, et leur ascension au ciel préfigurait la gloire à venir pour tous ceux qui restent fidèles à Dieu jusqu’à la fin.

Et Jean, contemplant cette vision, fut rempli d’une profonde révérence. Il comprit que les jugements de Dieu sont justes et que Sa miséricorde est grande. Il écrivit ces choses pour que tous ceux qui liraient ces paroles soient avertis et se préparent à la venue du Seigneur, car le temps est proche.

LEAVE A RESPONSE

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *