**Le Psaume 103 : Un récit de grâce et de miséricorde**
Il était une fois, dans un petit village niché au creux des collines verdoyantes de Judée, un homme nommé Éliakim. Éliakim était un homme simple, un berger qui passait ses jours à guider son troupeau à travers les pâturages et ses nuits à contempler les étoiles, ces lumières célestes qui semblaient raconter les mystères de Dieu. Bien qu’il fût un homme de peu de mots, son cœur débordait de gratitude envers le Seigneur, car il avait appris à voir Sa main dans chaque détail de sa vie.
Un soir, alors que le soleil plongeait derrière les montagnes, teintant le ciel de nuances d’or et de pourpre, Éliakim s’assit près d’un feu de camp. Le silence de la nuit était ponctué par le bruissement des feuilles et le bêlement doux de ses brebis. Il sortit un rouleau de parchemin usé par le temps, un cadeau précieux de son père, qui contenait les paroles du Psaume 103. Ce psaume, il le connaissait par cœur, mais ce soir-là, il sentit une envie profonde de le méditer à nouveau, de laisser les mots pénétrer son âme comme une pluie bienfaisante.
**« Bénis l’Éternel, ô mon âme, et que tout ce qui est en moi bénisse Son saint nom ! »**
Éliakim ferma les yeux et laissa ces mots résonner en lui. Il se souvint des moments où il avait été au bord du désespoir, où les épreuves de la vie semblaient trop lourdes à porter. Mais à chaque fois, Dieu avait été là, tel un père aimant, lui rappelant qu’il n’était jamais seul. Il se mit à murmurer : « Merci, Seigneur, pour Ta présence constante, pour Ta bonté qui ne se lasse jamais. »
**« Bénis l’Éternel, ô mon âme, et n’oublie aucun de Ses bienfaits ! »**
Les souvenirs affluèrent dans son esprit. Il se rappela l’année où la sécheresse avait frappé la région, où les puits s’étaient asséchés et où les brebis étaient affamées. Il avait prié avec ferveur, et Dieu avait envoyé une pluie douce et abondante, sauvant son troupeau et lui redonnant espoir. « Comment pourrais-je oublier Tes bienfaits, ô Dieu ? » murmura-t-il. « Chaque goutte de pluie, chaque brin d’herbe qui repousse, tout cela vient de Toi. »
**« C’est Lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies. »**
Éliakim se souvint d’un temps où il avait été gravement malade, alité pendant des semaines. Les médecins du village avaient secoué la tête, impuissants. Mais dans sa faiblesse, il avait crié vers Dieu, et peu à peu, la santé lui était revenue. Ce n’était pas seulement une guérison physique, mais aussi une guérison de l’âme. Il avait compris que Dieu ne se contentait pas de guérir les corps ; Il guérissait aussi les cœurs brisés, les esprits tourmentés par le péché et la culpabilité. « Tu m’as pardonné, Seigneur, alors que je ne le méritais pas. Ta miséricorde est plus grande que mes fautes. »
**« C’est Lui qui couronne ta tête de bonté et de compassion, qui rassasie de biens ta vieillesse, afin que ta jeunesse se renouvelle comme celle de l’aigle. »**
Éliakim regarda ses mains, marquées par les années de labeur. Il n’était plus le jeune homme vigoureux qu’il avait été, mais il sentait une force intérieure, une joie qui ne vieillissait pas. Il se souvint des moments où Dieu avait pourvu à ses besoins de manière miraculeuse, où Il avait transformé des situations désespérées en occasions de louange. « Tu as toujours pris soin de moi, Seigneur, comme un père prend soin de son enfant. Même dans ma vieillesse, Tu me donnes des raisons de chanter. »
**« L’Éternel fait justice et droit à tous les opprimés. »**
Éliakim pensa à ses voisins, à ceux qui souffraient sous le poids de l’injustice. Il se souvint d’une veuve du village dont le champ avait été injustement confisqué par un homme puissant. Elle avait crié à Dieu, et peu de temps après, l’homme avait été frappé par une maladie soudaine. Avant de mourir, il avait confessé son injustice et rendu le champ à la veuve. « Tu vois tout, Seigneur, et Tu agis en Ton temps. Tu es le défenseur des faibles, le protecteur des opprimés. »
**« Il a fait connaître Ses voies à Moïse, Ses œuvres aux enfants d’Israël. »**
Éliakim se rappela les histoires que son père lui racontait, les récits de la sortie d’Égypte, de la traversée de la mer Rouge, de la manne dans le désert. Ces histoires n’étaient pas de simples légendes ; elles étaient des témoignages vivants de la fidélité de Dieu. « Tu as montré Ta puissance à nos pères, Seigneur, et Tu continues à nous montrer Ta bonté aujourd’hui. »
**« L’Éternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté. »**
Ces mots résonnèrent profondément dans le cœur d’Éliakim. Il se souvint des moments où il avait échoué, où il avait laissé la colère ou l’égoïsme prendre le dessus. Mais Dieu, dans Sa miséricorde, ne l’avait pas rejeté. Au contraire, Il l’avait ramené doucement, comme un berger ramène une brebis égarée. « Ta patience est infinie, Seigneur, et Ta bonté dépasse tout ce que je peux comprendre. »
**« Il ne nous traite pas selon nos péchés, et ne nous punit pas selon nos iniquités. »**
Éliakim sentit des larmes couler sur ses joues. Il pensa à toutes les fois où il avait désobéi, où il avait tourné le dos à Dieu. Mais au lieu de la colère qu’il méritait, il avait reçu la grâce. « Si Tu tenais compte de nos fautes, qui pourrait subsister, Seigneur ? Mais Tu effaces nos transgressions, Tu les jettes au fond de la mer. »
**« Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant Sa bonté est grande pour ceux qui Le craignent. »**
Éliakim leva les yeux vers le ciel, où les étoiles scintillaient comme des diamants. Il se sentit petit, si petit, devant l’immensité de la création. Et pourtant, il savait que le Dieu qui avait créé ces cieux l’aimait d’un amour infini. « Ta bonté est plus grande que les cieux, Seigneur, et Ton amour plus profond que les océans. »
**« Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant Il éloigne de nous nos transgressions. »**
Ces mots le remplirent d’une paix profonde. Il savait que ses péchés étaient pardonnés, qu’ils ne définissaient plus qui il était. « Tu as pris mes fautes, Seigneur, et Tu les as jetées loin de moi. Je suis libre, grâce à Toi. »
**« Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui Le craignent. »**
Éliakim pensa à ses propres enfants, à l’amour qu’il ressentait pour eux, malgré leurs imperfections. Et il comprit que l’amour de Dieu était encore plus grand, encore plus tendre. « Tu es mon Père, Seigneur, et je suis Ton enfant. Merci de m’aimer ainsi. »
**« Car Il sait de quoi nous sommes formés, Il se souvient que nous sommes poussière. »**
Éliakim regarda la poussière à ses pieds, soulevée par une brise légère. Il se souvint qu’il n’était que poussière, et pourtant, Dieu l’avait façonné avec amour, lui donnant la vie et un but. « Tu connais ma fragilité, Seigneur, et pourtant Tu m’as choisi. Je suis émerveillé par Ton amour. »
**« L’homme ! Ses jours sont comme l’herbe, il fleurit comme la fleur des champs ; dès que le vent passe sur elle, elle n’est plus, et le lieu qu’elle occupait ne la reconnaît plus. »**
Éliakim regarda les fleurs sauvages qui poussaient près de son campement. Elles étaient belles, mais éphémères, tout comme la vie humaine. « La vie est courte, Seigneur, mais Tu nous donnes un héritage éternel. Merci de nous rappeler que notre véritable maison est auprès de Toi. »
**« Mais la bonté de l’Éternel dure à jamais pour ceux qui Le craignent, et Sa justice pour les enfants de leurs enfants. »**
Ces mots remplirent Éliakim d’une espérance inébranlable. Il savait que l’amour de Dieu ne s’éteindrait jamais, qu’il serait transmis de génération en génération. « Merci, Seigneur, pour Ta fidélité qui traverse les âges. »
**« Pour ceux qui gardent Son alliance et se souviennent de Ses commandements pour les accomplir. »**
Éliakim fit une promesse silencieuse dans son cœur : il continuerait à marcher dans les voies de Dieu, à enseigner Ses commandements à ses enfants et à ses petits-enfants. « Je veux être fidèle, Seigneur, comme Tu es fidèle. »
Alors, sous le ciel étoilé, Éliakim se leva et leva les mains vers le ciel. Il commença à chanter, d’une voix tremblante mais remplie de joie : **« Bénis l’Éternel, vous tous, Ses anges puissants, qui exécutez Ses ordres, en obéissant à la voix de Sa parole ! Bénissez l’Éternel, vous toutes, Ses armées, qui êtes Ses serviteurs et faites Sa volonté ! Bénissez l’Éternel, vous toutes, Ses œuvres, dans tous les lieux de Sa domination ! Bénis l’Éternel, ô mon âme ! »**
Et dans le silence de la nuit, il sembla entendre un chœur céleste se joindre à sa louange, comme si toute la création rendait gloire à Celui qui est miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté.
Ainsi, Éliakim s’endormit, le cœur en paix, sachant que l’amour de Dieu l’entourait, hier, aujourd’hui et pour l’éternité.