**Le Jour du Seigneur : Une Offrande Sacrée**
En ce jour solennel, le soleil se levait à peine sur Jérusalem, teintant les murs du Temple d’une lumière dorée. Le peuple se rassemblait dans un silence respectueux, attendant avec révérence le moment où le prince, représentant de Dieu parmi les hommes, franchirait les portes du sanctuaire. Ce jour était particulier, car c’était le jour du sabbat, un jour consacré au Seigneur, où toutes les activités ordinaires cessaient pour laisser place à l’adoration et à la méditation des œuvres divines.
Le prince, vêtu de vêtements blancs immaculés, symbolisant la pureté et la consécration, s’avança vers la porte orientale du Temple. Cette porte, réservée aux jours sacrés, s’ouvrit lentement, comme si elle reconnaissait la dignité de celui qui s’approchait. Le peuple, debout, les yeux baissés par respect, sentait la présence de Dieu planer sur ce lieu saint. Le prince entra, suivi des prêtres, portant les offrandes préparées avec soin pour le Seigneur.
Selon la parole du Seigneur transmise par le prophète Ézéchiel, le prince offrit un agneau sans défaut, âgé d’un an, en holocauste. L’agneau, symbole de l’innocence et de la soumission, fut placé sur l’autel avec une mesure fine de fleur de farine, mélangée à de l’huile, et une libation de vin. La fumée de l’offrande monta vers les cieux, emportant avec elle les prières et les supplications du peuple. Les prêtres, revêtus de leurs habits sacrés, accomplissaient chaque geste avec une précision rituelle, rappelant au peuple que chaque détail de ce culte avait été ordonné par Dieu Lui-même.
Le prince, après avoir offert le sacrifice, se prosterna devant l’autel, les mains levées vers le ciel. Il pria pour le peuple, demandant la miséricorde et la bénédiction du Seigneur. Sa voix, calme mais empreinte d’une profonde conviction, résonna dans le silence du Temple. « Ô Seigneur, Dieu d’Israël, accepte cette offrande de nos mains. Que Ta grâce repose sur Ton peuple, que Ta lumière guide nos pas, et que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »
Le peuple, touché par cette prière, répondit par un murmure d’approbation. Chacun sentait dans son cœur la présence de Dieu, comme une brise légère qui caressait leur âme. Les prêtres, après avoir accompli les rites, distribuèrent une partie de l’offrande au peuple, rappelant que tout ce qui était donné à Dieu revenait en bénédiction à ceux qui Le servaient fidèlement.
Le prince, après avoir accompli son devoir, sortit par la porte orientale, mais celle-ci resta fermée jusqu’au prochain sabbat. Ce détail, bien que simple, rappelait au peuple que certaines portes ne s’ouvrent que pour des moments sacrés, et que l’accès à la présence de Dieu est un privilège qui doit être respecté et honoré.
Le reste de la journée fut consacré à la méditation et à la louange. Les familles se réunirent pour partager des repas simples mais joyeux, se rappelant les bienfaits de Dieu dans leur vie. Les enfants écoutaient les récits de leurs parents, racontant comment le Seigneur avait guidé leurs ancêtres à travers le désert, comment Il avait fait tomber les murs de Jéricho, et comment Il avait toujours été fidèle à Ses promesses.
Alors que le soleil commençait à descendre à l’horizon, le peuple se rassembla une dernière fois pour une prière commune. Les voix s’élevèrent en harmonie, chantant les louanges du Seigneur. « Béni soit le nom du Seigneur, hier, aujourd’hui et pour toujours. Que Son règne vienne, que Sa volonté soit faite, et que Sa gloire remplisse toute la terre. »
Ce jour-là, dans le Temple de Jérusalem, le peuple avait vécu une expérience sacrée. Ils avaient vu le prince, représentant de Dieu, offrir un sacrifice parfait, et ils avaient senti la présence divine parmi eux. Ils étaient repartis avec un cœur rempli de paix, sachant que le Seigneur était avec eux, et que Sa bénédiction reposait sur leur vie.
Ainsi, selon la parole du prophète Ézéchiel, le culte fut rendu au Seigneur avec ordre et respect, et le peuple apprit que chaque détail de leur adoration avait une signification profonde. Car, comme le dit l’Écriture : « Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : La porte du parvis intérieur, qui est du côté de l’orient, restera fermée les six jours ouvrables ; mais le jour du sabbat, elle sera ouverte, et le jour de la nouvelle lune, elle sera ouverte. Le prince entrera par le chemin du vestibule de la porte extérieure, et il se tiendra près des poteaux de la porte ; les prêtres offriront son holocauste et ses sacrifices d’actions de grâces. Il se prosternera sur le seuil de la porte, puis il sortira, et la porte ne sera pas fermée jusqu’au soir. » (Ézéchiel 46:1-2)
Et ainsi, le peuple d’Israël continua à marcher dans la lumière de Dieu, gardant Ses commandements et L’adorant en esprit et en vérité.