**Le Prophète Amos et les Nations**
En ces jours anciens, lorsque les royaumes d’Israël et de Juda étaient divisés, un homme du nom d’Amos, berger et cultivateur de sycomores, fut appelé par l’Éternel pour prophétiser contre les nations. Amos n’était pas un prophète de profession, mais un homme simple, issu de la petite ville de Tekoa, au sud de Jérusalem. Pourtant, Dieu avait choisi cet humble serviteur pour délivrer un message puissant et redoutable.
Un matin, alors que le soleil se levait sur les collines de Juda, Amos se tenait sur une hauteur, contemplant les vastes étendues de terres qui s’étendaient devant lui. Le vent soufflait doucement, portant avec lui le parfum des fleurs sauvages et le murmure des brebis qui paissaient tranquillement. Mais dans son cœur, Amos sentait une agitation, une tension qui ne pouvait être apaisée. L’Esprit de l’Éternel était sur lui, et une voix retentit dans son âme, claire et puissante.
« Amos, lève-toi et proclame ma parole. Les nations ont péché, et leur iniquité est montée jusqu’à moi. Je ne resterai pas silencieux. »
Amos frémit, mais il obéit. Il descendit de la colline et se rendit dans les places publiques, là où les gens se rassemblaient pour écouter les nouvelles et discuter des affaires du jour. D’une voix forte et assurée, il commença à proclamer la parole de l’Éternel.
« Ainsi parle l’Éternel, le Dieu des armées : ‘À cause des trois crimes de Damas, et même de quatre, je ne révoquerai pas mon arrêt. Parce qu’ils ont foulé Galaad sous des traîneaux de fer, j’enverrai un feu dans la maison de Hazaël, et il dévorera les palais de Ben-Hadad.' »
Les gens s’arrêtèrent pour écouter, surpris par la gravité de ses paroles. Amos continua, décrivant avec des mots vivants les atrocités commises par les Syriens de Damas. Il parla des villages réduits en cendres, des femmes et des enfants emmenés en captivité, et de la terreur qui régnait dans les régions frontalières d’Israël.
« L’Éternel ne laissera pas ces crimes impunis », déclara Amos. « Le jugement viendra, et Damas sera consumée par le feu de sa colère. »
Puis, tournant son regard vers les autres nations, Amos proclama les jugements de Dieu contre elles aussi.
« À cause des trois crimes de Gaza, et même de quatre, je ne révoquerai pas mon arrêt. Parce qu’ils ont emmené des captifs entiers pour les livrer à Édom, j’enverrai un feu dans les murs de Gaza, et il dévorera ses palais. »
Amos décrivit les marchands de Gaza, avides et sans pitié, qui vendaient des hommes, des femmes et des enfants comme du bétail. Il parla des cris des captifs, des larmes des mères séparées de leurs enfants, et de la cruauté des Édomites qui achetaient ces malheureux pour en faire des esclaves.
« L’Éternel voit tout », déclara Amos. « Et il rendra à chacun selon ses œuvres. »
Le prophète continua, dénonçant les crimes de Tyr, d’Édom, des Ammonites et de Moab. Chaque nation avait commis des actes de violence, de trahison et de cruauté, et chacune serait jugée selon la justice divine.
« À cause des trois crimes de Tyr, et même de quatre, je ne révoquerai pas mon arrêt. Parce qu’ils ont livré des captifs entiers à Édom, sans se souvenir de l’alliance fraternelle, j’enverrai un feu dans les murs de Tyr, et il dévorera ses palais. »
Amos dépeignit avec des mots saisissants la trahison des Tyriens, qui avaient rompu leurs alliances et livré des innocents à leurs ennemis. Il parla de la colère de l’Éternel, qui ne pouvait tolérer une telle perfidie.
« À cause des trois crimes d’Édom, et même de quatre, je ne révoquerai pas mon arrêt. Parce qu’ils ont poursuivi leurs frères avec l’épée, étouffant toute compassion, et que leur fureur a déchiré sans cesse, j’enverrai un feu dans Théman, et il dévorera les palais de Botsra. »
Amos décrivit la haine implacable des Édomites envers leurs frères israélites, une haine qui avait conduit à des massacres et à des destructions sans fin. Il parla de la vengeance divine, qui s’abattrait sur eux comme un feu dévorant.
« À cause des trois crimes des Ammonites, et même de quatre, je ne révoquerai pas mon arrêt. Parce qu’ils ont fendu le ventre des femmes enceintes de Galaad, pour agrandir leur territoire, j’allumerai un feu dans les murs de Rabba, et il dévorera ses palais, au milieu des cris de guerre au jour du combat, au milieu de l’ouragan au jour de la tempête. »
Amos dépeignit avec horreur les atrocités commises par les Ammonites, qui avaient massacré des femmes enceintes pour s’emparer de leurs terres. Il parla de la colère de l’Éternel, qui ne pouvait tolérer une telle barbarie.
« À cause des trois crimes de Moab, et même de quatre, je ne révoquerai pas mon arrêt. Parce qu’ils ont brûlé, calciné les os du roi d’Édom, j’enverrai un feu dans Moab, et il dévorera les palais de Kerijoth. Moab périra dans le tumulte, au milieu des cris de guerre et du son de la trompette. »
Amos décrivit la profanation des Moabites, qui avaient brûlé les os du roi d’Édom, un acte de mépris et de haine qui avait provoqué la colère de l’Éternel. Il parla du jugement qui s’abattrait sur eux, un jugement implacable et terrible.
Les paroles d’Amos résonnaient comme un tonnerre dans le silence de la place publique. Les gens écoutaient, certains avec crainte, d’autres avec incrédulité. Mais Amos ne se laissait pas décourager. Il savait que la parole de l’Éternel était vraie, et qu’elle s’accomplirait sans faute.
« L’Éternel est un Dieu de justice », déclara Amos. « Il ne laissera pas les crimes impunis. Mais il est aussi un Dieu de miséricorde, et il appelle les nations à se repentir avant qu’il ne soit trop tard. »
Amos continua à prophétiser, appelant les nations à se tourner vers l’Éternel, à abandonner leurs voies de violence et d’injustice. Il parla de l’amour de Dieu, qui désirait voir les hommes vivre en paix et en harmonie, selon sa volonté.
Mais il savait aussi que peu écouteraient. Les cœurs des hommes étaient endurcis, et leurs oreilles fermées à la vérité. Pourtant, Amos ne se lassa pas de proclamer la parole de l’Éternel, car il savait que c’était sa mission, sa vocation.
Et ainsi, jour après jour, Amos parcourait les villes et les villages, proclamant les jugements de Dieu et appelant les nations à la repentance. Ses paroles étaient comme un feu dévorant, consumant les illusions et les mensonges, et révélant la vérité dans toute sa clarté.
Et l’Éternel veillait, attendant que les nations se tournent vers lui. Mais si elles persistaient dans leur rébellion, le jugement viendrait, inexorable et terrible, comme Amos l’avait prophétisé.
Car l’Éternel est un Dieu de justice, et il ne laissera pas les crimes impunis. Mais il est aussi un Dieu de miséricorde, et il appelle tous les hommes à se repentir et à revenir à lui, avant qu’il ne soit trop tard.