Bible Sacrée

La Vision Glorieuse de Jean à Patmos

**La Vision de Jean sur l’Île de Patmos**

Sur l’île rocailleuse et isolée de Patmos, baignée par les eaux bleues de la mer Égée, Jean, le disciple bien-aimé de Jésus, se trouvait exilé à cause de sa fidélité à la Parole de Dieu et au témoignage de Jésus-Christ. C’était un lieu de solitude, où le vent soufflait avec force, portant avec lui les cris des mouettes et le murmure des vagues. Les jours semblaient longs, et les nuits, encore plus interminables. Mais Jean, malgré son éloignement des siens, restait ferme dans sa foi, cherchant la présence de Dieu dans la prière et la méditation.

Un jour, alors que le soleil commençait à décliner, teintant le ciel de nuances orangées et pourpres, Jean se sentit poussé par l’Esprit à se retirer dans un endroit tranquille. Il gravit une colline escarpée, où les rochers semblaient chuchoter des secrets anciens. Là, il s’agenouilla, les mains jointes, et commença à prier avec ferveur. Il implorait Dieu de lui révéler Sa volonté, de lui montrer ce qu’il devait dire aux Églises, ces communautés dispersées qui luttaient contre les persécutions et les tentations du monde.

Soudain, alors que la nuit enveloppait l’île, une lumière éclatante perça les ténèbres. Jean leva les yeux, et ce qu’il vit le laissa sans voix. Le ciel semblait se déchirer, et une voix puissante, semblable au son d’une trompette, retentit derrière lui. Cette voix était à la fois douce et majestueuse, comme le rugissement des grandes eaux, et pourtant, elle portait une autorité divine qui faisait trembler l’âme.

« Je suis l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier, » déclara la voix. « Écris dans un livre ce que tu vois, et envoie-le aux sept Églises : à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie et à Laodicée. »

Jean, tremblant, se retourna pour voir qui lui parlait. Et là, au milieu de sept chandeliers d’or, il vit une figure glorieuse, resplendissante de lumière. C’était le Fils de l’Homme, Jésus-Christ, dans toute Sa majesté divine. Ses vêtements étaient longs et blancs comme la neige, symbolisant Sa pureté et Sa justice. Sa ceinture, d’un or pur, brillait comme le soleil à son zénith. Ses cheveux étaient blancs comme la laine, évoquant l’éternité et la sagesse infinie de Dieu. Ses yeux, comme des flammes de feu, perçaient les ténèbres, scrutant les cœurs et les pensées de tous les hommes.

Ses pieds, semblables à de l’airain ardent, semblaient écraser tout ce qui était impur et corrompu. Sa voix, comme le grondement des grandes eaux, résonnait avec une autorité qui faisait trembler la terre. Dans Sa main droite, Il tenait sept étoiles, symboles des anges des sept Églises, et de Sa bouche sortait une épée aiguisée à double tranchant, représentant la Parole de Dieu, vivante et puissante, capable de juger et de transformer.

Jean, submergé par cette vision, tomba à Ses pieds, comme mort. Mais Jésus, dans Sa miséricorde, posa Sa main droite sur lui et dit : « Ne crains point. Je suis le Premier et le Dernier, et le Vivant. J’étais mort, et voici, Je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts. Écris donc les choses que tu as vues, celles qui sont et celles qui doivent arriver ensuite. »

Jean, fortifié par ces paroles, se releva, rempli d’une force nouvelle. Il comprit que cette vision n’était pas seulement pour lui, mais pour toutes les Églises, pour tous ceux qui luttaient et persévéraient dans la foi. Les sept chandeliers d’or représentaient les sept Églises, et les sept étoiles, leurs anges. Jésus marchait au milieu d’eux, vigilant et présent, connaissant leurs œuvres, leurs luttes et leurs victoires.

La vision se poursuivit, et Jean entendit de nouvelles paroles : « Le mystère des sept étoiles que tu as vues dans Ma main droite, et des sept chandeliers d’or, le voici : les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. »

Jean, rempli d’une sainte crainte, comprit que cette révélation était un appel à la vigilance, à la repentance et à la persévérance. Les Églises devaient rester fidèles, rejeter le mal et se tourner vers Celui qui est le Premier et le Dernier, le Vivant qui a vaincu la mort.

Ainsi, sur l’île de Patmos, dans le silence de la nuit, Jean reçut la première d’une série de visions qui allaient révéler les desseins de Dieu pour l’humanité. Cette vision de Jésus-Christ, glorieux et majestueux, était un rappel puissant de Sa souveraineté et de Sa présence au milieu de Son peuple. Et Jean, obéissant à l’ordre divin, se prépara à écrire tout ce qu’il avait vu, afin que les générations futures puissent connaître la grandeur de Celui qui est, qui était et qui vient.

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