**Le Nouvel Habit de l’Âme**
Dans la ville animée de Corinthe, où les marchands criaient leurs marchandises et les philosophes débattaient dans les rues, l’apôtre Paul se tenait au milieu d’un petit groupe de croyants. Le soleil couchant projetait des ombres dorées sur les murs de pierre, et l’air était rempli du parfum des fleurs et des épices. Paul, bien que fatigué par ses nombreux voyages, avait une lueur dans les yeux, une passion qui ne pouvait être éteinte. Il avait un message à partager, un message qui venait du cœur même de Dieu.
« Frères et sœurs, » commença-t-il, sa voix calme mais puissante, « nous savons que si cette tente, notre demeure terrestre, est détruite, nous avons un édifice qui vient de Dieu, une maison éternelle dans les cieux, qui n’est pas faite de main d’homme. »
Les visages autour de lui se tournèrent vers lui, captivés. Certains étaient des anciens idolâtres, d’autres des Juifs fervents, mais tous avaient été transformés par l’Évangile de Christ. Ils écoutaient attentivement, cherchant à comprendre les profondeurs de la vérité que Paul partageait.
« Vous voyez, » continua Paul, « dans cette vie, nous gémissons, accablés par les épreuves, les souffrances et les limitations de notre corps terrestre. Nous sommes comme des voyageurs dans un pays étranger, désirant ardemment notre véritable maison. Mais ne vous y trompez pas, ce désir n’est pas vain. Car Dieu lui-même nous a préparé une demeure glorieuse, une habitation qui ne connaîtra ni corruption ni mort. »
Un murmure parcourut l’assemblée. Certains hochaient la tête, d’autres fermaient les yeux, imaginant cette promesse merveilleuse. Paul leva la main pour apaiser leurs esprits agités.
« Mais en attendant ce jour glorieux, » dit-il, « Dieu nous a donné son Esprit comme gage de notre héritage. L’Esprit en nous est une promesse, une garantie que ce que Dieu a dit, il l’accomplira. Et c’est pourquoi nous marchons par la foi, et non par la vue. Car la foi est la substance des choses que nous espérons, la preuve de celles que nous ne voyons pas encore. »
Un jeune homme nommé Timothée, qui se tenait à l’écoute, demanda : « Mais Paul, comment pouvons-nous être sûrs que nous sommes prêts pour cette demeure céleste ? Comment savons-nous que nous serons trouvés dignes ? »
Paul sourit, reconnaissant la sincérité de la question. « Timothée, » répondit-il, « ce n’est pas par nos propres efforts que nous serons trouvés dignes. Car nous devons tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive ce qu’il a mérité pour les choses accomplies dans son corps, que ce soit bien ou mal. Mais voici la bonne nouvelle : en Christ, nous sommes déjà devenus une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. »
Les mots de Paul résonnaient comme une mélodie céleste. « En Christ, » poursuivit-il, « Dieu a réconcilié le monde avec lui-même, ne tenant plus compte des fautes des hommes. Et il nous a confié le ministère de la réconciliation. Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom de Christ : soyez réconciliés avec Dieu. »
Un silence profond s’installa alors, comme si le temps lui-même s’arrêtait pour permettre à ces vérités de pénétrer les cœurs. Les croyants se regardèrent les uns les autres, réalisant la grandeur de leur appel. Ils n’étaient plus simplement des habitants de Corinthe, mais des représentants du Royaume des cieux, porteurs d’un message de paix et de rédemption.
Paul, voyant l’émotion sur leurs visages, conclut : « C’est pourquoi, mes bien-aimés, ne perdez pas courage. Bien que notre homme extérieur se détériore, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire. Alors, fixons nos regards non pas sur ce qui est visible, mais sur ce qui est invisible. Car ce qui est visible est temporaire, mais ce qui est invisible est éternel. »
Alors que le soleil disparaissait à l’horizon, les croyants se levèrent, remplis d’une espérance nouvelle. Ils savaient désormais que leur vie sur terre n’était qu’un voyage, une préparation pour la gloire à venir. Et avec cette assurance, ils partirent, prêts à vivre comme des ambassadeurs de Christ, portant le message de la réconciliation à un monde en attente.
Et ainsi, dans les rues de Corinthe, la lumière de l’Évangile continua de briller, illuminant les cœurs et transformant les vies, une âme à la fois.