**L’Histoire de la Foi et des Œuvres**
Dans une petite ville nommée Bethar, nichée entre les collines verdoyantes de la Judée, vivait une communauté de croyants fervents. Cette communauté, bien que petite, était connue pour sa foi en Jésus-Christ et son désir de vivre selon les enseignements des apôtres. Un jour, un homme nommé Éliézer, un ancien respecté, reçut une lettre de Jacques, le frère du Seigneur. Cette lettre, écrite avec soin et remplie de sagesse, allait changer la manière dont la communauté comprenait la relation entre la foi et les œuvres.
La lettre commençait ainsi : *« Mes frères et sœurs, ne montrez aucune partialité envers les personnes, tout en professant votre foi en notre Seigneur Jésus-Christ, le Seigneur de gloire. »* (Jacques 2:1). Éliézer rassembla la communauté dans la synagogue pour leur lire cette lettre. Les gens s’assirent sur les bancs de bois, leurs visages reflétant à la fois la curiosité et l’attente.
Éliézer commença à lire : *« Supposons qu’un homme entre dans votre assemblée avec un anneau d’or et des vêtements somptueux, et qu’il entre aussi un pauvre avec des vêtements sales. Si vous faites attention à celui qui porte les vêtements somptueux et que vous lui dites : “Toi, assieds-toi ici, à cette place d’honneur”, et que vous dites au pauvre : “Toi, tiens-toi là debout”, ou bien : “Assieds-toi par terre, à mes pieds”, ne faites-vous pas en vous-mêmes des distinctions et ne devenez-vous pas des juges aux pensées mauvaises ? »* (Jacques 2:2-4).
Les visages de l’assemblée se firent graves. Ils se souvenaient des fois où ils avaient agi ainsi, préférant les riches aux pauvres, pensant que la richesse était un signe de la faveur divine. Éliézer continua : *« Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n’a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour qu’ils soient riches en foi et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ? Mais vous, vous avez méprisé le pauvre. »* (Jacques 2:5-6).
Un silence pesant régna dans la pièce. Les cœurs étaient touchés, et certains baissèrent les yeux, honteux de leur comportement passé. Éliézer, voyant l’effet de ces paroles, poursuivit avec douceur mais fermeté : *« Si vous accomplissez la loi royale selon l’Écriture : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même”, vous faites bien. Mais si vous faites preuve de partialité, vous commettez un péché, et vous êtes convaincus de transgression par la loi. »* (Jacques 2:8-9).
Puis, Éliézer aborda un sujet qui allait profondément interroger la communauté : *« Que sert-il, mes frères, à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? »* (Jacques 2:14). Il raconta alors une histoire pour illustrer ce point.
« Imaginez, dit-il, qu’un frère ou une sœur soit sans vêtements et manque de nourriture chaque jour. Si l’un de vous leur dit : “Allez en paix, chauffez-vous et rassasiez-vous”, sans pourvoir à leurs besoins physiques, à quoi cela sert-il ? Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. » (Jacques 2:15-17).
Les membres de la communauté commencèrent à comprendre. La foi, sans les œuvres, était comme un arbre sans fruits, une source sans eau. Éliézer continua : *« Mais quelqu’un dira : “Toi, tu as la foi, et moi, j’ai les œuvres.” Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai ma foi par mes œuvres. »* (Jacques 2:18).
Il expliqua que même les démons croient en Dieu et tremblent, mais leur foi ne les sauve pas, car elle n’est pas accompagnée d’obéissance ni d’amour. *« Veux-tu savoir, homme insensé, que la foi sans les œuvres est inutile ? »* (Jacques 2:20).
Pour renforcer son enseignement, Éliézer rappela l’exemple d’Abraham, leur ancêtre dans la foi. *« Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. »* (Jacques 2:21-22). Il parla aussi de Rahab, la prostituée, qui, par ses œuvres, avait accueilli les espions et avait été sauvée.
La communauté fut profondément touchée. Ils comprirent que la foi véritable ne pouvait exister sans se manifester par des actes d’amour et de justice. Ils décidèrent de changer leur manière de vivre, de ne plus faire de distinction entre les riches et les pauvres, et de mettre leur foi en action en aidant ceux qui étaient dans le besoin.
Ainsi, la lettre de Jacques devint un guide pour la communauté de Bethar. Ils apprirent que la foi et les œuvres étaient inséparables, comme les deux ailes d’un oiseau qui lui permettent de voler. Et leur vie, remplie d’amour et de bonnes œuvres, devint un témoignage vivant de la grâce de Dieu.
Et c’est ainsi que la parole de Jacques se réalisa parmi eux : *« Comme le corps sans esprit est mort, de même la foi sans les œuvres est morte. »* (Jacques 2:26).