**Le Psaume 117 : Une Louange Universelle**
Dans un temps lointain, où les nations étaient encore plongées dans les ténèbres de l’ignorance et de l’idolâtrie, un chant puissant et mélodieux s’éleva du cœur d’Israël. Ce chant, inspiré par l’Esprit de Dieu, traversa les montagnes, les déserts et les mers, portant avec lui une vérité éternelle : la bonté et la fidélité de l’Éternel s’étendent à toutes les nations. Ce chant, c’était le Psaume 117, le plus court des psaumes, mais aussi l’un des plus profonds.
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**La Scène à Jérusalem**
C’était un matin radieux à Jérusalem. Le soleil levant caressait les pierres dorées du Temple, illuminant la cour des nations où des pèlerins venus des quatre coins du monde s’étaient rassemblés. Parmi eux se trouvaient des Éthiopiens aux vêtements colorés, des Grecs aux tuniques blanches, des Mèdes aux turbans élaborés, et même des Romains, reconnaissables à leurs toges. Ils étaient là pour célébrer la fête des Tabernacles, une occasion joyeuse où l’on rendait grâce à Dieu pour les récoltes et où l’on se souvenait de Sa protection durant l’exode.
Au milieu de cette foule bigarrée, un lévite monta sur une estrade, tenant une harpe à la main. Son visage était empreint de gravité, mais ses yeux brillaient d’une joie profonde. Il commença à chanter, et sa voix, claire et puissante, captiva l’attention de tous :
*« Louez l’Éternel, vous toutes les nations, célébrez-Le, vous tous les peuples ! »*
Les mots résonnèrent comme un appel universel, transcendant les barrières linguistiques et culturelles. Les pèlerins, bien que ne comprenant pas tous l’hébreu, sentirent une émotion indescriptible les envahir. C’était comme si ces paroles touchaient leur âme, leur rappelant que Dieu n’était pas seulement le Dieu d’Israël, mais le Créateur de tous les hommes.
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**La Réaction des Nations**
Un Éthiopien, nommé Abiyam, se tourna vers son ami grec, Théophile, et murmura : « Ces mots… ils semblent venir d’ailleurs. Comme s’ils étaient destinés à chacun de nous. » Théophile hocha la tête, les yeux humides. « Oui, dit-il, c’est comme si Dieu Lui-même nous invitait à Le connaître. »
Pendant ce temps, une femme mède, nommée Roksana, se souvint des histoires que sa grand-mère lui avait racontées sur un Dieu unique et puissant, bien différent des idoles de bois et de pierre qu’elle avait toujours adorées. Elle sentit son cœur s’ouvrir à cette vérité, et une prière silencieuse monta vers le ciel : « Ô Dieu d’Israël, si Tu es vraiment le Dieu de tous, montre-Toi à moi. »
Le lévite continua son chant, sa voix s’élevant encore plus haut :
*« Car Sa bonté envers nous est grande, et Sa fidélité dure à toujours. Louez l’Éternel ! »*
Ces paroles, simples mais profondes, résonnèrent comme un écho dans le cœur de chaque auditeur. La bonté de Dieu, manifestée dans Sa création, dans Sa providence, et surtout dans Sa promesse de salut, était une réalité que tous pouvaient voir, même à travers les brumes de leurs traditions et de leurs croyances. Et Sa fidélité, immuable et éternelle, était un rocher sur lequel chacun pouvait s’appuyer.
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**Le Témoignage d’un Romain**
Parmi la foule se tenait un centurion romain nommé Marcus. Homme de guerre, il avait vu beaucoup de choses dans sa vie, mais jamais il n’avait ressenti une telle paix que celle qui l’envahissait maintenant. Il se souvint des paroles d’un vieil esclave juif qui lui avait parlé d’un Messie à venir, un Sauveur pour toutes les nations. « Serait-ce cela, la bonté et la fidélité dont parle ce chant ? » se demanda-t-il.
Marcus s’approcha d’un prêtre et lui demanda : « Que signifie ce psaume ? Pourquoi devrions-nous, nous les nations, louer votre Dieu ? » Le prêtre, voyant la sincérité dans les yeux du Romain, répondit avec douceur : « Parce que notre Dieu est le Dieu de tous. Il a créé les cieux et la terre, et Il a promis de bénir toutes les familles de la terre à travers la postérité d’Abraham. Sa bonté et Sa fidélité ne sont pas réservées à Israël seul, mais à quiconque croit en Lui. »
Ces mots touchèrent profondément Marcus. Il décida de rester à Jérusalem plus longtemps, désireux d’en apprendre davantage sur ce Dieu qui semblait si différent des dieux impitoyables de Rome.
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**Le Message Éternel**
Le Psaume 117, bien que court, portait en lui un message éternel : la louange n’est pas réservée à un peuple, une langue ou une culture. Elle est l’expression naturelle de toute créature qui reconnaît la bonté et la fidélité de son Créateur. Ce jour-là, à Jérusalem, des hommes et des femmes de toutes nations commencèrent à comprendre cette vérité. Ils partirent dans leurs pays respectifs, portant avec eux les graines de cette révélation.
Des années plus tard, lorsque l’apôtre Paul écrivit aux Romains, il cita ce même psaume pour rappeler que le salut de Dieu était offert à tous, Juifs et païens : *« C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, et je chanterai à la gloire de ton nom. »* (Romains 15:9). Ainsi, le Psaume 117, chanté ce jour-là dans le Temple, devint une prophétie vivante de l’œuvre de Christ, qui réconcilierait tous les hommes avec Dieu.
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**Conclusion**
Le Psaume 117, bien que composé de seulement deux versets, est une perle précieuse dans le trésor des Écritures. Il nous rappelle que la louange est universelle, tout comme l’amour et la fidélité de Dieu. Que nous soyons Juifs ou Grecs, esclaves ou libres, riches ou pauvres, nous sommes tous appelés à célébrer Celui dont la bonté est grande et la fidélité éternelle. Et ainsi, de génération en génération, le chant continue de s’élever, porté par des voix innombrables, jusqu’aux extrémités de la terre. *Louez l’Éternel !*