Bible Sacrée

La Coupe de Justice : Le Psaume 75 et le Jugement Divin

**Le Psaume 75 : La Coupe de la Justice Divine**

Dans un temps lointain, au cœur d’une terre bénie par la présence de Dieu, vivait un peuple qui avait connu des jours de gloire et des nuits de désespoir. Ce peuple, choisi par le Seigneur, avait souvent vacillé entre la fidélité et l’infidélité, entre l’obéissance et la rébellion. Mais en ce jour particulier, une atmosphère solennelle planait sur la nation. Les cieux semblaient s’abaisser, et la terre retenait son souffle, car Dieu avait décidé de se manifester d’une manière puissante.

Au milieu de la place publique, un homme nommé Asaph, un lévite et chantre renommé, se tenait debout. Il était connu pour ses psaumes inspirés et sa profonde intimité avec Dieu. Ce jour-là, il fut saisi par l’Esprit du Seigneur et commença à proclamer une parole prophétique, une parole qui venait directement du trône de Dieu. Sa voix, forte et claire, résonna dans les rues, attirant une foule curieuse et craintive.

« Nous te louons, ô Dieu, nous te louons, car ton nom est proche ! » déclara Asaph, levant les mains vers le ciel. « Tous parlent de tes œuvres merveilleuses. » La foule murmura, certains hochant la tête en signe d’approbation, tandis que d’autres se demandaient ce qui allait suivre.

Asaph continua, sa voix prenant un ton plus grave : « Au temps que j’ai fixé, moi, je jugerai avec droiture. Quand la terre chancelle avec tous ses habitants, c’est moi qui affermis ses colonnes. » Les paroles d’Asaph résonnèrent comme un tonnerre, et un silence profond s’installa. Les gens comprirent que Dieu lui-même parlait à travers son serviteur.

Le prophète leva alors une coupe en or, une coupe qui brillait d’un éclat surnaturel. « J’ai en main une coupe, déclara-t-il, et elle déborde de vin mêlé. » La foule retint son souffle, car ils savaient que cette coupe symbolisait la justice divine. « C’est la coupe de la colère de Dieu, expliqua Asaph, et tous les méchants de la terre en boiront jusqu’à la lie. »

Un frisson parcourut l’assemblée. Les méchants, ceux qui opprimaient les faibles, qui se vantaient de leur puissance et qui méprisaient les commandements de Dieu, sentirent leur cœur s’alourdir. Ils comprirent que leur temps était compté. Mais pour les justes, ceux qui avaient marché dans l’intégrité et la crainte de Dieu, ces paroles apportèrent un réconfort profond. Ils savaient que le Seigneur ne laisserait pas le mal triompher éternellement.

Asaph, toujours inspiré par l’Esprit, poursuivit : « Quant à moi, je publierai ces choses pour toujours, je chanterai en l’honneur du Dieu de Jacob. » Sa voix s’éleva en un chant mélodieux, un chant qui célébrait la justice et la miséricorde de Dieu. « Tous les pouvoirs des méchants, je les briserai, mais la puissance des justes sera exaltée. »

La foule commença à se joindre à lui, d’abord timidement, puis avec une ferveur croissante. Ils chantaient la grandeur de Dieu, sa fidélité et sa justice. Les cœurs étaient remplis d’espérance, car ils savaient que le Seigneur était leur refuge et leur force.

Mais Asaph n’avait pas encore terminé. Il se tourna vers ceux qui, dans la foule, se croyaient invincibles, ceux qui se glorifiaient de leur richesse et de leur pouvoir. « Ne levez pas si haut votre corne, leur dit-il avec sévérité. Ne parlez pas avec un cou raide, car ce n’est ni de l’orient, ni de l’occident, ni du désert que vient l’élévation. »

Les paroles d’Asaph étaient claires : aucun homme ne peut s’élever par ses propres forces. La véritable élévation vient de Dieu seul. « C’est Dieu qui est le juge : il abaisse l’un, et il élève l’autre. » Ces mots frappèrent comme un coup de tonnerre. Les orgueilleux baissèrent la tête, réalisant la vanité de leurs prétentions.

Puis, avec une gravité solennelle, Asaph leva à nouveau la coupe. « Dans la main de l’Éternel, il y a une coupe où fermente un vin plein de mélange, et il en verse : tous les méchants de la terre sucent, boivent jusqu’à la lie. » La coupe brillait d’un éclat terrifiant, et les méchants tremblèrent, sachant que leur jugement était inévitable.

Mais pour les justes, cette coupe était aussi un symbole d’espérance. Car ils savaient que, après le jugement, viendrait la restauration. Dieu ne laisserait pas son peuple dans l’affliction éternelle. « Pour moi, déclara Asaph, je raconterai tes merveilles à jamais, et je chanterai les louanges du Dieu de Jacob. »

La foule, maintenant remplie d’une joie mêlée de crainte, se dispersa lentement. Chacun rentra chez soi, méditant sur les paroles qu’ils avaient entendues. Les méchants, pris de remords, cherchèrent à changer leur voie, tandis que les justes furent fortifiés dans leur foi.

Ainsi, à travers Asaph, Dieu avait rappelé à son peuple une vérité éternelle : sa justice est parfaite, et son jugement est certain. Mais pour ceux qui se confient en lui, sa miséricorde est sans fin. Et ainsi, le Psaume 75 devint un rappel puissant de la souveraineté de Dieu, un chant qui résonna à travers les générations, appelant chacun à se tourner vers le Seigneur, le seul juge et le seul sauveur.

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