Bible Sacrée

La Promesse d’Abraham

Au commencement, avant que les montagnes ne soient sculptées et que les fleuves ne tracent leurs chemins sur la terre, il y avait un homme nommé Abraham. Cet homme, bien qu’avançant en âge comme la lune parcourt son cycle, gardait dans son cœur une étincelle d’espérance que seul le Très-Haut pouvait allumer.

Un soir où le soleil descendait derrière les collines de Canaan comme un roi regagnant son palais, Abraham sortit de sa tente et leva les yeux vers les cieux. Les étoiles scintillaient comme des grains de sable innombrables répandus sur un voile de velours noir. Et ce fut dans ce silence sacré que la voix du Seigneur se fit entendre, non comme le tonnerre qui déchire le ciel, mais comme la brise qui caresse les feuilles des oliviers.

« Regarde vers le ciel, » dit l’Éternel, « et compte les étoiles, si tu peux les compter. Telle sera ta postérité. »

Abraham resta immobile, les yeux emplis de cette vision céleste. Son corps portait les marques des années, et Sara, son épouse, avait depuis longtemps dépassé l’âge où les femmes enfantent. Pourtant, une paix profonde inonda son âme. Il ne se demanda pas comment ces choses pourraient arriver, car il connaissait Celui qui avait promis. Sa confiance ne reposait pas sur ce qu’il voyait de ses yeux terrestres, mais sur la fidélité de Celui qui tient l’univers dans Sa main.

Les années passèrent comme le sable dans le sablier du temps. Abraham marchait chaque jour dans cette conviction étrange et merveilleuse que le Créateur allait accomplir Son dessein. Quand les doutes essayaient d’assaillir son cœur, il se rappelait les étoiles et cette voix qui avait transformé sa nuit en une aube éternelle.

Et vint le jour où Isaac, dont le nom signifie « rire », vint au monde dans la tente de Sara. Son premier cri résonna comme la confirmation vivante que Dieu honore ceux qui se confient en Lui sans réserve. Abraham tenait dans ses bras ce miracle, non comme le fruit de ses propres forces, mais comme le don pur de la grâce.

Bien des générations plus tard, dans la ville éternelle de Rome, un homme nommé Paul, rempli de l’Esprit Saint, écrivait à la communauté des croyants. Sa plume traçait des mots qui éclairaient le mystère vécu par Abraham bien des siècles auparavant.

« Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice, » écrivait l’apôtre, l’encre coulant comme un fleuve de vérité sur le parchemin.

Paul expliquait avec une clarté divine que la justice ne vient ni des œuvres ni des observances de la loi, mais de cette foi vivante qui saisit la promesse de Dieu contre toute espérance humaine. Comme David, le roi psalmiste, avait chanté la béatitude de l’homme à qui Dieu n’impute pas son péda, ainsi Abraham avait été justifié non par ses mérites, mais par son adhésion totale à la parole divine.

L’apôtre déroulait le fil d’or de la rédemption à travers les âges, montrant qu’Abraham était devenu le père de tous ceux qui marchent sur les traces de sa foi, qu’ils viennent de la circoncision ou des nations lointaines. La promesse de recevoir le monde en héritage ne dépendait pas de la loi, mais de la justice qui vient de la foi, afin qu’elle soit grâce et qu’elle soit ferme pour toute la postérité.

Ainsi, depuis les plaines de Canaan jusqu’aux rives du Tibre, se déployait le même dessein d’amour : Dieu justifie les impies qui mettent leur confiance en Lui, comme Abraham l’avait fait sous le ciel étoilé. La circoncision n’avait été que le sceau de cette justice qu’il possédait déjà par la foi, afin qu’il soit le père de tous les croyants.

Et cette histoire sainte se poursuit encore aujourd’hui dans le cœur de ceux qui, sans avoir vu, croient à la promesse du Père, héritiers selon l’espérance de la vie éternelle par celui en qui toutes les promesses de Dieu trouvent leur « oui ».

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