Bible Sacrée

L’appel urgent à la repentance

Voici une histoire biblique détaillée basée sur Luc 13, racontée dans un style narratif vivant tout en maintenant une exactitude théologique.

**Le Jour des Enseignements et des Miracles**

Le soleil levant dorait les collines de Galilée ce matin-là, et une foule déjà nombreuse se pressait autour de Jésus dans la synagogue. L’air était chargé d’une attente palpable, car on murmurait que le Rabbi allait enseigner avec une autorité sans pareille. Les visages, burinés par le labeur et les soucis, se tournaient vers lui, assoiffés d’une parole qui pourrait apaiser leurs cœurs.

Jésus se tenait debout, sa tunique simple contrastant avec la solennité du lieu. Ses yeux parcouraient l’assemblée, lisant dans chaque regard une histoire, une souffrance, une espérance. Ce fut alors que des voix s’élevèrent du fond de la foule, rapportant une nouvelle tragique qui venait de parvenir de Jérusalem. Des Galiléens, des compatriotes, avaient été massacrés par Ponce Pilate alors qu’ils offraient des sacrifices, et leur sang s’était mêlé à celui de leurs propres offrandes.

Un silence lourd de sous-entendus s’installa. Certains dans l’assistance pensaient secrètement que ces hommes avaient dû commettre de grands péchés pour mériter un tel sort. Jésus, percevant leurs pensées comme s’il les entendait à voix haute, leur répondit avec une gravité qui fit frémir l’assemblée.

« Croyez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont subi de telles choses ? » Sa voix, ferme et claire, traversa l’espace. « Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous de la même manière. »

Il poursuivit, évoquant un événement plus récent et tout aussi terrifiant : la chute de la tour de Siloé à Jérusalem, qui avait écrasé dix-huit personnes. « Et ces dix-huit sur qui la tour de Siloé est tombée et qu’elle a tués, croyez-vous qu’ils étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous de la même manière. »

Ses paroles n’étaient pas une malédiction, mais un appel urgent et plein de compassion à examiner sa propre vie, à se détourner du mal et à se tourner vers Dieu. Le jugement n’était pas une question de destin aveugle, mais de réponse à la grâce offerte.

Pour illustrer son propos, Jésus se lança dans une parabole, peignant avec des mots une image qui resterait gravée dans les mémoires. « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et il n’en trouva point. Alors il dit au vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le ; pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ?’ »

Les auditeurs pouvaient presque voir la scène : le propriétaire impatient, l’arbre stérile qui épuisait le sol, et la sentence de destruction. Mais la parabole prit un tour inattendu, révélant la miséricorde divine.

« Le vigneron lui répondit : ‘Seigneur, laisse-le encore cette année ; je creuserai tout autour et je mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir portera-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas.’ »

Dans cette réponse, Jésus révélait l’intercession pleine de patience du Fils, donnant du temps supplémentaire pour la repentance, offrant les soins nécessaires pour que l’âme puisse enfin porter du fruit.

L’enseignement fut interrompu par un mouvement dans la foule. Une femme, courbée double depuis dix-huit longues années par un esprit de maladie, avançait avec peine. Son dos était si voûté qu’elle ne pouvait absolument pas se redresser pour regarder le ciel. Son visage était marqué par la souffrance et l’isolement, car cette infirmité l’avait tenue à l’écart de la pleine participation à la vie communautaire et religieuse.

Jésus la vit. Ses yeux se posèrent sur elle avec une tendresse infinie. Il l’appela : « Femme, tu es délivrée de ton infirmité. » Puis, il s’approcha et posa ses mains sur elle. À l’instant même, sous le contact de ses paumes, un frémissement parcourut son corps déformé. Ses vertèbres, longtemps tordues, se remirent en place dans un doux craquement. La force revint dans ses muscles atrophiés. Et lentement, merveilleusement, elle se redressa jusqu’à se tenir droite, pour la première fois depuis près de deux décennies.

Son premier geste fut de lever les yeux vers le ciel, et des larmes de joie silencieuses coulèrent sur ses joues tandis qu’elle s’écriait : « Gloire à Dieu ! »

Mais le chef de la synagogue, indigné que ce miracle ait eu lieu un jour de sabbat, se mit à protester, non pas directement à Jésus, mais à la foule. « Il y a six jours pour travailler, s’écria-t-il, le visage rouge de colère. Venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat ! »

Sa vision de la Loi était devenue si étroite qu’elle en avait perdu son essence : la compassion.

Jésus se tourna alors vers lui et vers tous ceux qui partageaient son indignation. Son regard était à la fois triste et sévère. « Hypocrites ! Est-ce que chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache pas de la crèche son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, qui est une fille d’Abraham, et que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »

Ses paroles tombèrent comme un jugement contre leur dureté de cœur. La logique était implacable et écrasante : si l’on pouvait montrer de la compassion envers un animal un jour de sabbat, à plus forte raison devait-on la montrer envers une personne humaine, créée à l’image de Dieu.

Ses adversaires furent couverts de honte, incapables de répliquer. Et toute la foule se réjouissait de toutes les choses glorieuses qu’il accomplissait. La joie était comme un torrent qui emportait toute amertume.

Plus tard, alors que la journée tirait à sa fin, on interrogea Jésus sur le Royaume de Dieu. « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »

Il leur répondit en les exhortant à l’effort personnel : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. »

Il dépeignit une scène future où le maître de la maison se serait levé et aurait fermé la porte. Des gens, se tenant dehors, frapperaient en disant : « Seigneur, ouvre-nous ! » Mais il répondrait : « Je ne sais pas d’où vous êtes. » Ils plaideraient alors, rappelant avoir mangé et bu en sa présence, et l’avoir entendu enseigner dans leurs rues. Mais il déclarerait avec une solennité terrible : « Je vous le dis, je ne sais pas d’où vous êtes ; éloignez-vous de moi, vous tous, ouvriers d’injustice. »

Là, il y aurait des pleurs et des grincements de dents, quand ils verraient Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et qu’eux-mêmes seraient jetés dehors. Et des gens viendraient de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, et ils se mettraient à table dans le royaume de Dieu.

Il conclut par une parole qui résonna comme un écho à travers les âges : « Et voici, il y a des derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers. »

Ce jour-là, dans la synagogue et au-delà, Jésus avait tracé un chemin clair : un appel pressant à la repentance véritable, une révélation de la miséricorde patiente de Dieu, une démonstration de la priorité de la compassion sur un légalisme stérile, et un avertissement solennel mêlé à une promesse d’espérance pour tous ceux qui, par la foi, chercheraient à entrer dans son Royaume.

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