Voici une histoire biblique détaillée basée sur Matthieu 25, racontée dans un style narratif vivant :
Le soleil commençait à décliner derrière les collines de Judée, projetant de longues ombres violettes sur les sentiers poussiéreux. Jésus s’était assis sur un rocher plat près du Mont des Oliviers, entouré de ses disciples dont les visages étaient tournés vers lui avec une attention intense. L’air était chargé d’un mystère solennel, car le Maître parlait des temps à venir.
« Le royaume des cieux sera semblable à dix jeunes filles », commença Jésus, ses yeux parcourant le cercle de ses auditeurs. « Cinq d’entre elles étaient insensées, et cinq étaient sages. » Il décrivit comment les insensées avaient pris leurs lampes sans emporter d’huile de réserve, tandis que les sages, avec une prévoyance née de la sagesse, avaient apporté de l’huile dans des vaseaux avec leurs lampes.
La nuit tombait doucement sur son récit alors qu’il dépeignait l’époux qui tardait à venir. Toutes les jeunes filles s’assoupirent et s’endormirent, leurs lampes vacillant faiblement dans l’obscurité croissante. Au milieu de la nuit, un cri retentit soudain : « Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre ! »
Dans la précipitation, toutes les jeunes filles se levèrent et préparèrent leurs lampes. Les insensées dirent aux sages : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. » Mais les sages répondirent : « Non, il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous. »
Pendant qu’elles partaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent en disant : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! » Mais il répondit : « En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas. »
Jésus laissa un silence peser sur ces paroles avant de poursuivre avec une autre parabole. « Un homme, partant pour un voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. » Il détailla comment l’homme avait donné cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, puis était parti.
Le serviteur qui avait reçu cinq talents s’était mis au travail immédiatement, faisant du commerce avec sagesse jusqu’à ce qu’il gagne cinq autres talents. Celui qui en avait reçu deux en gagna également deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et cacha l’argent de son maître.
Après un long temps, le maître de ces serviteurs revint et leur demanda des comptes. Les deux premiers serviteurs présentèrent avec joie leurs gains doubles, et le maître leur dit : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. »
Mais le troisième serviteur s’approcha en tremblant. « Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre ; voici, tu as ce qui est à toi. »
Le maître répondit avec une tristesse sévère : « Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné. Il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et à mon retour j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Ôtez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. »
Jésus regarda profondément ses disciples avant de commencer la dernière partie de son enseignement. Il décrivit le Fils de l’homme venant dans sa gloire avec tous les anges, s’asseyant sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seraient rassemblées devant lui, et il séparerait les uns des autres, comme un berger sépare les brebis des boucs.
Il placerait les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. Alors le Roi dirait à ceux de droite : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi. »
Les justes répondraient avec étonnement : « Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger ? Ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire ? Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli ? Ou nu, et t’avons-nous vêtu ? Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi ? »
Et le Roi répondrait : « En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous avez fait cela à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »
Puis il se tournerait vers ceux de gauche : « Retirez-vous de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges. Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. »
Eux aussi répondraient : « Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté ? »
Et il répondrait : « En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait. »
Le soleil avait maintenant disparu derrière l’horizon, et les étoiles commençaient à scintiller au-dessus d’eux. Jésus conclut : « Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. » Un profond silence régnait parmi les disciples, leurs cœurs méditant la gravité de ces paroles qui résonneraient à travers les siècles.




